J'étais là, assise sur mon banc, à attendre le bus sagement, quand il est arrivé.
C'était bien lui, cet homme que j'avais aimé de tout mon être, de toute mon âme, déjà dix ans plus tôt, dans une autre ville, dans une autre vie.
J'avais maintenant 30 ans, et il approchait de la quarantaine, ce qui lui seyait plutôt bien. Ces petites rides précoces que j'avais l'habitude de lisser du bout des doigts étaient plus profondes maintenant, et quelques autres les avaient rejointes.
Dix ans de vie loin, loin de mon esprit, avec son lot d'amours fanés et de... de quoi, je n'ai pas envie de le savoir.
J'ai souri, puis cligné des yeux. Il a disparu.
Un vieux blog, mis en sommeil, qui se réveille. Des gribouillages sur des bouts de papier.
mardi 10 octobre 2017
lundi 11 janvier 2016
Ashes to ashes
Je ferme les yeux juste pour voir
Encore une fois ton beau regard
La pureté bleue d'une prunelle
L'obscurité où je voulais plonger
Tu irradiais de tant de lumière
Et je crois bien que je t'aimais
Quand de ta voix qui m'ensorcèle
Tu chantais l'histoire de Ziggy
Cet éclair qui un jour a barré ton visage
Ce soir transperce mon âme
Et je pleure à ton sourire
Quand tu dansais dans la rue
Joyeux Noël, Major Celliers
So long, Monsieur Tesla
Adieu, Master Bowie.
dimanche 15 novembre 2015
Comment ne penser à rien ?
Il faudra bien trouver
La force de sourire
La force de s’aimer
La force d’avancer
Demain
Il faudra bien dormir
Manger, rire et s’enlacer
Embrasser les joues des nouveaux-nés
Faire des voyages et des projets
Demain
Mais ce soir
Comme ne pas pleurer
Serrer les dents et grelotter
Faire des adieux sans s’effondrer
Ce soir,
Comment oublier pour une heure
Comment oublier pour une heure
Une minute ou même moins
Ce soir, dites-moi,
Comment ne penser à rien ?
Thème, très à-propos ce soir, des Impromptus Littéraires
dimanche 1 novembre 2015
Une photographie
Au mur de mes souvenirs, il y a
une photographie qui m’arrache un sourire autant qu’elle me tire de larmes.
Je dois avoir entre 4 et 6 ans, et je me rends compte aujourd’hui que c’est de toi que me vient cet humour absurde et bon enfant, cette science du ridicule qui ne tue pas.
Je dois avoir entre 4 et 6 ans, et je me rends compte aujourd’hui que c’est de toi que me vient cet humour absurde et bon enfant, cette science du ridicule qui ne tue pas.
Tu sais, parfois je récite très
vite « Ah pourquoi Pépita dans les bois m’épies-tu », pour vérifier
que je n’oublie pas. Je me revois me gaver de figues, et je pense à toutes ces
fois où tu m’as emmenée en vacances avec toi, ta façon de faire passer mon
hoquet, ta moustache et les Gitanes maïs que tu fumais.
Enfant, je n’ai jamais réalisé la
force de l’amour que tu me portais, je n’ai pas réfléchi à ce qui nous liait.
Je leur en ai tant voulu de m’avoir caché ta maladie, même si c’était pour me
préserver.
Je regarde cette photo, et c’est
comme ça que je veux penser à toi, pas à ce jour terrible où tu nous as
quittés.
Les années ont passé, mais je veux
que tu saches à quel point tu me manques, Pépé.
Thème des Impromptus Littéraires
lundi 19 octobre 2015
L'ombre de...
L’ombre de ton sourire
Plane sur ma vie
L’ombre de tes soupirs
Règne sur mes nuits
L’ombre de tes silences
Dans le soir m’assourdit
L’ombre de tes murmures
Me berce sans bruit
L’ombre de ton amour
M’éclaire quand je prie
L’ombre de tes adieux
En une larme m’éblouit
lundi 12 octobre 2015
Sans titre - Octobre 2015
Il y a des vies
Comme des morceaux de papier
Au vent jetés
Eparpillés
La mienne est de celles-ci
Et mon coeur morcelé
Se fragmente en pays
En villes, en amitiés
Et mon âme est riche
De ceux que j'ai aimés
De tous ceux qui me manquent
Qui peuplent mes pensées
Mais mon corps est triste
Loin de leurs baisers
Loin de leurs bras, ma peau gelée
Peine à se réchauffer
(Interrompue entre la 2ème et la 3ème parties, j'ai fini ce texte sans conviction. Je suis partie dans une direction qui n'est pas celle qui me guidait au départ, et qui s'avère moins positive. Mais je n'aime pas retoucher ce qui s'écrit.)
Comme des morceaux de papier
Au vent jetés
Eparpillés
La mienne est de celles-ci
Et mon coeur morcelé
Se fragmente en pays
En villes, en amitiés
Et mon âme est riche
De ceux que j'ai aimés
De tous ceux qui me manquent
Qui peuplent mes pensées
Mais mon corps est triste
Loin de leurs baisers
Loin de leurs bras, ma peau gelée
Peine à se réchauffer
(Interrompue entre la 2ème et la 3ème parties, j'ai fini ce texte sans conviction. Je suis partie dans une direction qui n'est pas celle qui me guidait au départ, et qui s'avère moins positive. Mais je n'aime pas retoucher ce qui s'écrit.)
samedi 8 août 2015
2h18
A 2h18
Je pense à toi, je pense à lui
Le ventre noué, le sommeil me fuit
A 2h18
Je voudrais t'aimer
Laisser tes lèvres me frôler
Et embraser la nuit de nos corps mêlés
A 2h18
La lune est douce et sa beauté
Révèle l'opale de mes larmes salées
Dans ce lit froid et déserté
A 2h18
Des images brouillées
Unissent vos visages et vos reflets
Vos voix et mes pensées
A 2h18
Je pense à toi, je pense à lui
Le cœur serré, le sommeil me fuit
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