mercredi 13 mai 2009

Déclaration

Il y a comme un bouillonnement en moi
Quelque chose que je ne comprends pas
Je me sens vide, triste, et j'ai froid
Quand tu es loin de moi
Il y a comme un grondement intense
Chaque fois que je te vois
Je suis en sueur, je suis en transe
Quand je suis dans tes bras
Il m'est arrivé de rêver
Que tu n'étais qu'un mirage
Il m'est arrivé de pleurer
Au souvenir de ton visage
J'ai cru mourir de ces pensées
De perdre ton image
J'ai cru voir venir la fin
Mourir dans le naufrage
Mais d'un sourire
Tu m'as fait revivre
Mais dans un soupir
Je me suis retrouvée ivre
De ta peau, de ton parfum
De tes yeux, de tes mains
Tu es ma force et mon destin
C'est pour toi que je me lève chaque matin

samedi 18 avril 2009

Les volutes du temps

Nous nous sommes perdus dans les volutes du temps
Nous avons disparu sans le savoir vraiment
J’ai cessé de respirer pendant un instant
Déjà tu n’étais plus mon présent

Et la nuit remplace maintenant le soir
Et les souvenirs te rappellent à ma mémoire
Si je pouvais comprendre, si je pouvais savoir
Fermer les yeux, ne plus te voir

Nous nous sommes perdus, envolés en fumée
Un amour trop frêle qui appartient au passé
Des promesses déjà oubliées
Chacun de tes mots dans mon cœur pourtant gravés

Et la nuit remplace maintenant le soir
Et les souvenirs te rappellent à ma mémoire
Si je pouvais comprendre, si je pouvais savoir
Fermer les yeux, ne plus te voir

Nous nous sommes perdus, et je ne sais pas
A quel moment je n’ai plus senti tes bras
Tes silences remplacer nos émois
Ta présence disparaître au creux de mes draps froids

Et la nuit remplace maintenant le soir
Et les souvenirs s’enfuient de ma mémoire
Je ne veux plus comprendre, je ne veux plus savoir
Je ferme les yeux à l’heure du départ.

vendredi 20 février 2009

Mésange

Je me tourmente
Je m’interroge et t’apprivoise
Si ça te chante
Offre-moi une rose de Damas
Et en échange
Je me ferai ton ange
Même si je ne suis pas très sage
Pose-toi belle mésange
Je contemple ton image
Recoupe-moi la frange
Caresse-mon visage
Elle est douce notre entente
Elle respire le mirage
Frissonne sous la tente
Me murmure des présages
Je reste dans l’attente
De ton sourire volage
Mais tu t’envoles méchante
As vu venir l’orage
Et cette pluie cinglante
Emporte sur son passage
Les utopies idiotes
D’un amour sans ambages
Qui finit – marmotte
Qui replie l’emballage
Plus une miette – biscotte
Ne traîne sur le rivage
Et je reste – carotte
A manger les nuages

mercredi 21 janvier 2009

Et on continue dans la mièvrerie...

J’avais réglé ma vie
Tout décidé
Tout réglé
Sur papier millimétré

J’avais planifié mon avenir
Sur plusieurs années
Organisé
Toutes mes journées

Mais je n’avais pas prévu
De te rencontrer
Que tu serais là
Que tu me verrais
Je n’aurais jamais su
Qu’ça pouvait exister
Une histoire comme ça
Comme un coup de fouet

Maintenant c’est le trou noir
J’me sens un peu paumée
Vais-je te revoir
Que va-t’il se passer ?

Maintenant que t’es là
T’occupes mes pensées
Je ne t’attendais pas
Je suis désemparée

Moi je n’avais pas prévu
De te rencontrer
Que tu serais là
Que tu me verrais
Je n’aurais jamais su
Qu’ça pouvait exister
Une histoire comme ça
Comme un coup de fouet

T’as rendu mon futur incertain
Plein de peur et d’anxiété
De quoi sera fait demain ?
Si seulement je le savais

Et pourtant je n’attends que ça
De te retrouver
Savoir si tout sera
Comme je l’espérais

Et même si je n’avais pas prévu
De te rencontrer
Que tu serais là
Que tu me verrais
Le changement est bienvenu
Je suis enchantée
De m’être trouvée là
Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?

lundi 22 décembre 2008

T'es comme

T'es comme la cerise sur un gâteau
Qui me fait saliver
T'es comme une surprise
Que je n'osais plus espérer
T'es comme ce bonheur
Qui est tant redouté
Dont je ne sais s'il va me détruire
Ou s'il va m'emporter

Ce qu'il y a c'est que j'ai peur
D'être chavirée
Sans que dans ton cœur
Mon nom ne soit gravé
Alors laisse-moi juste
Deviner tes pensées
Pour quelques minutes
Que soit dévoilé
Ce que tu peux me promettre
A quoi je peux rêver
Pour qu'au prochain tête-à-tête
Je puisse me laisser aller

T'es comme la cerise sur un gâteau
Qui me fait saliver
T'es comme une surprise
Que je n'osais plus espérer
T'es comme ce bonheur
Qui est tant redouté
Dont je ne sais s'il va me détruire
Ou s'il va m'emporter

Et si mon sentiment
N'est pas partagé
Je te prie simplement
De me le signaler
Ne me laisse pas dans ce tourment
Où mon cœur emballé
Ne verra pas que tu mens
Et se fera piéger
Et qu'il ne sera trop tard
Pour me protéger
De cette vague d'espoir
Qui vient tout retourner

T'es comme la cerise sur un gâteau
Qui me fait saliver
T'es comme une surprise
Que je n'osais plus espérer
T'es comme ce bonheur
Qui est tant redouté
Dont je ne sais s'il va me détruire
Ou s'il va m'emporter

samedi 6 décembre 2008

Suite du Gala (Impromptu)

Pour la première partie de l'histoire, voir


Aujourd’hui, Hugo Meyer est mort.

L’inspecteur Kooning se renversa sur son fauteuil et prit une grande bouffée de sa pipe.
Il repensait au corps du milliardaire flottant dans la piscine, à la poésie du rouge s’éparpillant à travers le chlore bleu… La poésie… Quel drôle de terme à employer pour un meurtre… Pourquoi l’avait-on assassiné le soir même du grand gala annuel de charité organisé par les De Graef ?
Il repensait à cette petite nénette aussi… Son nom… Suzanne quelque chose… Un bien joli petit lot tiens ! Dommage qu’elle ait eu l’air si nerveuse lors de l’interrogatoire… Il faudrait la faire revenir et lui tirer les vers du nez, elle devait savoir quelque chose… Mais quoi ?
L’inspecteur avait la désagréable sensation de passer à côté d’un indice capital. Comme si quelque chose au cours de cette soirée s’était imprimé dans son esprit sans qu’il s’en rende compte…
Hugo Meyer était mort… Kooning grimaça à la pensée que, dès demain matin, son téléphone n’allait pas cesser de sonner, que la presse allait le harceler continuellement et que son supérieur allait être prêt à lui tomber sur le poil à la moindre occasion tant qu’il n’aurait pas résolu l’affaire…
Il avait entrepris de relire les dépositions une par une quand un craquement sonore dans son dos le fit se retourner brusquement.

jeudi 13 novembre 2008

Suspendue


Dans les airs je suis
Suspendue
Hors du temps
Arrachée
J'attends
Que mes ailes poussent
De m'envoler

Sans un souffle je suis
Repliée
Les yeux fermés
Comme pétrifiée
J'attends
Qu'un autre jour vienne
M'emmène

Les sens engourdis je suis
Prostrée
Le coeur serrée
Anihilée
Je t'attends
Sans que tu viennes
Infiniment