mercredi 21 janvier 2009

Et on continue dans la mièvrerie...

J’avais réglé ma vie
Tout décidé
Tout réglé
Sur papier millimétré

J’avais planifié mon avenir
Sur plusieurs années
Organisé
Toutes mes journées

Mais je n’avais pas prévu
De te rencontrer
Que tu serais là
Que tu me verrais
Je n’aurais jamais su
Qu’ça pouvait exister
Une histoire comme ça
Comme un coup de fouet

Maintenant c’est le trou noir
J’me sens un peu paumée
Vais-je te revoir
Que va-t’il se passer ?

Maintenant que t’es là
T’occupes mes pensées
Je ne t’attendais pas
Je suis désemparée

Moi je n’avais pas prévu
De te rencontrer
Que tu serais là
Que tu me verrais
Je n’aurais jamais su
Qu’ça pouvait exister
Une histoire comme ça
Comme un coup de fouet

T’as rendu mon futur incertain
Plein de peur et d’anxiété
De quoi sera fait demain ?
Si seulement je le savais

Et pourtant je n’attends que ça
De te retrouver
Savoir si tout sera
Comme je l’espérais

Et même si je n’avais pas prévu
De te rencontrer
Que tu serais là
Que tu me verrais
Le changement est bienvenu
Je suis enchantée
De m’être trouvée là
Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?

lundi 22 décembre 2008

T'es comme

T'es comme la cerise sur un gâteau
Qui me fait saliver
T'es comme une surprise
Que je n'osais plus espérer
T'es comme ce bonheur
Qui est tant redouté
Dont je ne sais s'il va me détruire
Ou s'il va m'emporter

Ce qu'il y a c'est que j'ai peur
D'être chavirée
Sans que dans ton cœur
Mon nom ne soit gravé
Alors laisse-moi juste
Deviner tes pensées
Pour quelques minutes
Que soit dévoilé
Ce que tu peux me promettre
A quoi je peux rêver
Pour qu'au prochain tête-à-tête
Je puisse me laisser aller

T'es comme la cerise sur un gâteau
Qui me fait saliver
T'es comme une surprise
Que je n'osais plus espérer
T'es comme ce bonheur
Qui est tant redouté
Dont je ne sais s'il va me détruire
Ou s'il va m'emporter

Et si mon sentiment
N'est pas partagé
Je te prie simplement
De me le signaler
Ne me laisse pas dans ce tourment
Où mon cœur emballé
Ne verra pas que tu mens
Et se fera piéger
Et qu'il ne sera trop tard
Pour me protéger
De cette vague d'espoir
Qui vient tout retourner

T'es comme la cerise sur un gâteau
Qui me fait saliver
T'es comme une surprise
Que je n'osais plus espérer
T'es comme ce bonheur
Qui est tant redouté
Dont je ne sais s'il va me détruire
Ou s'il va m'emporter

samedi 6 décembre 2008

Suite du Gala (Impromptu)

Pour la première partie de l'histoire, voir


Aujourd’hui, Hugo Meyer est mort.

L’inspecteur Kooning se renversa sur son fauteuil et prit une grande bouffée de sa pipe.
Il repensait au corps du milliardaire flottant dans la piscine, à la poésie du rouge s’éparpillant à travers le chlore bleu… La poésie… Quel drôle de terme à employer pour un meurtre… Pourquoi l’avait-on assassiné le soir même du grand gala annuel de charité organisé par les De Graef ?
Il repensait à cette petite nénette aussi… Son nom… Suzanne quelque chose… Un bien joli petit lot tiens ! Dommage qu’elle ait eu l’air si nerveuse lors de l’interrogatoire… Il faudrait la faire revenir et lui tirer les vers du nez, elle devait savoir quelque chose… Mais quoi ?
L’inspecteur avait la désagréable sensation de passer à côté d’un indice capital. Comme si quelque chose au cours de cette soirée s’était imprimé dans son esprit sans qu’il s’en rende compte…
Hugo Meyer était mort… Kooning grimaça à la pensée que, dès demain matin, son téléphone n’allait pas cesser de sonner, que la presse allait le harceler continuellement et que son supérieur allait être prêt à lui tomber sur le poil à la moindre occasion tant qu’il n’aurait pas résolu l’affaire…
Il avait entrepris de relire les dépositions une par une quand un craquement sonore dans son dos le fit se retourner brusquement.

jeudi 13 novembre 2008

Suspendue


Dans les airs je suis
Suspendue
Hors du temps
Arrachée
J'attends
Que mes ailes poussent
De m'envoler

Sans un souffle je suis
Repliée
Les yeux fermés
Comme pétrifiée
J'attends
Qu'un autre jour vienne
M'emmène

Les sens engourdis je suis
Prostrée
Le coeur serrée
Anihilée
Je t'attends
Sans que tu viennes
Infiniment

mercredi 22 octobre 2008

Verbes

Plonger
Toujours plus bas
Y laisser son souffle
Croire en vain
Puis abandonner
Fermer les yeux
Ne plus rien attendre
Crier sa rage
S'époumoner
Pleurer
Sortir tout ça
Vomir son désespoir
S'en étouffer
Ecrire
Jeter des mots au vent
Les laisser s'envoler
Ne rien en récolter

jeudi 25 septembre 2008

Spread my World


De bouche à oreille je dois te murmurer
Sept merveilles parmi les miennes, que j'aime à consulter
Plume Vive, Impromptue qui m'est chère
C'est toi qui me l'as demandé
Avec le sourire je vais m'exécuter

Il y a Jabb75, poète en dessiné
Qui de son humour noir et désabusé
Nous fait partager le quotidien de ses journées
Il y a Navo dont je ne sais
Si je préfère les cases ou les pensées
Il y a ma Violet, ma soeur depuis des années
Trop de choses à dire il vaut mieux passer
Il y a ce poète qui m'a fait l'honneur d'échanger
Et que je rêve d'égaler
Il y a lui, humour et réflexion mélangés
Mon premier réflexe de la matinée
Et enfin il y a moi parce que je ne savais trop comment terminer
Et ça me fait un peu de publicité !

Maintenant je dois vous avouer
Il me reste encore des choses à dire
A replonger dans mon passé
A songer à mon avenir
Maître Yoda m'y a poussée
Il est temps de dévoiler
Qu'il y a dix ans j'en avais 11 et je rentrais en 5ème
A cause de mauvais voisins je m'apprêtais à déménager
Quitter la maison de mon enfance, et regretter
On m'appelait cochon rose (ne ris pas, je crois qu'un Fushichô ne sait pas voler)
Par la grâce d'une mère qui ne savait pas m'habiller
Je devenais mère à mon tour
D'un bébé de papier
C'est à cette époque qu'il a vu le jour
Ne cessant plus jamais de me hanter

Examinons maintenant
La liste de ma journée
Cinq choses à faire oui sûrement
Un petit exposé :
- appeler un musée, négocier un sujet
- avoir cours en fin de soirée
- maudire Fushi sur six générations, plein de wombats traumatisés
- mettre une pipette au chat, le vermifuger
- plier mon linge et le repasser

Cette fois-ci on en vient à mon dernier sujet
Qui pourra dire dans dix ans qui je serai
J'en aurai 31, peut-être mariée
Des enfants, directrice de musée
Pour sûre plus âgée, peut-être moins de regrets
J'aurai visité le Pérou, les Etats-Unis, aurai voyagé
Posé mes valises dans un coin de France un peu plus apaisée.

L'exercice fut difficile
Je ne veux pas vous le cacher
Mais ceci est un blog poétique
Faut pas déconner !

lundi 15 septembre 2008

Une dernière lettre

Mon ange, mon amour, mon oiseau de Paradis,

Je te demande pardon. Je te demande pardon pour toutes ces années de bonheur volé, de mensonge à moitié dévoilé, de silence que tu as tenté de combler. J’ai voulu y croire, j’ai voulu espérer, j’ai voulu vivre et m’accrocher à ta peau, à ton corps, à ton cœur qui battait si fort, qui battait pour moi. Je ne compte plus les innombrables soirs où tu me serrais fort contre ta poitrine, cherchant à faire taire mes angoisses au son de douces berceuses que tu me susurrais à l’oreille. Je ferme les yeux au souvenir de ces tendres nuits où tu me faisais l’amour, où je me laissais faire, pensant que tu serais assez forte pour nous deux, assez aimante pour nous deux, assez vivante pour nous deux.
Je me suis giflé, encore et encore, au détour de mes pensées, pour te mériter, pour être à ta hauteur, pour que tes efforts ne soient pas vains. Je me suis poussé au cul, chaque matin au réveil, priant pour que ton sourire ne s’efface pas à ma vue, pour que le mien te semble sincère.

J’ai vécu comme un fantôme toutes ces années, ne respirant que par ton souffle, te suivant comme ton ombre parce que je t’aimais trop pour te laisser. Oui, je t’aimais mon ange, je t’ai aimée, autant que j’ai pu, aussi fort que j’ai su, mais ça n’a pas suffi. Il aurait fallu que je sois un autre, que je sois quelqu’un, que je sois un de ces hommes forts et virils qu’on voit à la télé dans les films américains. Tu riais toujours en me disant que tu n’avais pas besoin d’un homme comme ça, que je te suffisais, moi, et tu mordais mes lèvres pour m’empêcher de protester.
Pardonne-moi les quelques larmes qui rendront sans doute ta lecture plus difficile, mais tu n’es pas là pour essuyer mes yeux et aujourd’hui je n’ai plus le courage de ne pas faire pleurer les tiens.
Je m’en vais dans une ultime lâcheté, je n’ai pas le courage de partir, je n’ai plus la force de rester, alors ce soir je meurs. C’est tout ce que j’ai trouvé pour que tu ne me suives pas, pour que tu ne me retiennes pas. Ce soir je te libère de moi, tu mérites un homme vivant, pas un zombie comme moi pour lequel tu auras gâché tant d’énergie.

C’est ma preuve d’amour, aujourd’hui j’ouvre la cage, envole-toi, je ne suis déjà plus là.

Adieu, mon amour, c’est mieux comme ça…

Louis